Transactions et validation automatique (autocommit)

Maintenant que l'on est connecté via PDO, il faut comprendre comment PDO gère les transactions avant d'exécuter des requêtes. Si l'on n'a jamais utilisé les transactions, elles offrent 4 fonctionnalités majeures : Atomicité, Consistance, Isolation et Durabilité (ACID). En d'autres termes, n'importe quel travail mené à bien dans une transaction, même s'il est effectué par étapes, est garanti d'être appliqué à la base de données sans risque, et sans interférence pour les autres connexions, quand il est validé. Le travail des transactions peut également être automatiquement annulé à la demande (en supposant que l'on n'ait encore rien validé), ce qui rend la gestion des erreurs bien plus simple dans les scripts.

Les transactions sont typiquement implémentées pour appliquer toutes les modifications en une seule fois ; ceci a le bel effet d'éprouver radicalement l'efficacité des mises à jour. En d'autres termes, les transactions rendent les scripts plus rapides et potentiellement plus robustes (il faut les utiliser correctement pour jouir de ces bénéfices).

Malheureusement, toutes les bases de données ne prennent pas en charge les transactions, donc PDO doit s'exécuter en mode "autocommit" lorsque l'on ouvre pour la première fois la connexion. Le mode "autocommit" signifie que toutes les requêtes que l'on exécute ont leurs transactions implicites, si la base de données le prend en charge ou aucune transaction si la base de données ne les prend pas en charge. En cas de besoin d'une transaction, il faut utiliser la méthode PDO::beginTransaction() pour l'initialiser. Si le pilote utilisé ne prend pas en charge les transactions, une exception PDO sera lancée (en accord avec le gestionnaire d'erreurs : ceci est toujours une erreur sérieuse). Une fois que l'on est dans une transaction, il faut utiliser la fonction PDO::commit() ou la fonction PDO::rollBack() pour la terminer, suivant le succès du code durant la transaction.

Avertissement

PDO ne vérifie la possibilité d'utiliser des transactions qu'au niveau du pilote. Si certaines conditions à l'exécution empêchent les transactions de fonctionner, PDO::beginTransaction() retournera tout de même true sans erreur si le serveur accepte de démarrer une transaction.

Un exemple serait d'utiliser des transactions sur des tables au format MyISAM du serveur de base de données MySQL.

Avertissement

Commit implicite avec des déclarations DDL : Certaines bases de données émettent automatiquement un COMMIT implicite lorsqu'une déclaration de langage de définition de base de données (DDL), telle que DROP TABLE ou CREATE TABLE, est exécutée dans une transaction. Cela signifie que toutes les modifications précédentes effectuées dans la même transaction seront automatiquement validées et ne peuvent pas être annulées.

MySQL et Oracle sont des exemples de bases de données qui présentent ce comportement.

Exemple #1 Exemple de Commit implicite

<?php
$pdo
->beginTransaction();
$pdo->exec("INSERT INTO users (name) VALUES ('Rasmus')");
$pdo->exec("CREATE TABLE test (id INT PRIMARY KEY)"); // Un COMMIT implicite se produit ici
$pdo->rollBack(); // Cela NE annulera PAS l'INSERT/CREATE pour MySQL ou Oracle
?>

Meilleure pratique : Évitez d'exécuter des déclarations DDL à l'intérieur des transactions lors de l'utilisation des bases de données qui imposent ce comportement. Si nécessaire, séparez les opérations DDL de la logique transactionnelle.

Lorsque le script se termine ou lorsque la connexion est sur le point de se fermer, si l'on a une transaction en cours, PDO l'annulera automatiquement. Ceci est une mesure de sécurité afin de garantir l'intégrité des données dans le cas où le script se termine d'une façon inattendue. Si on ne valide pas explicitement la transaction, alors, on présume que quelque chose s'est mal passé et l'annulation de la transaction intervient afin de garantir la sécurité des données.

Avertissement

L'annulation automatique intervient si l'on a initialisé la transaction via PDO::beginTransaction(). Si l'on a manuellement exécuté une requête qui commence une transaction, PDO n'a aucun moyen de le savoir et donc, n'annulera pas automatiquement cette transaction si quelque chose s'est mal passé.

Exemple #2 Exécution d'un groupe dans une transaction

Dans l'exemple suivant, supposons que nous allons créer un jeu d'entrées pour un nouvel employé, dont le numéro d'ID sera 23. En plus des données de base sur cette personne, nous devons également lui enregistrer son salaire. Il est très simple d'effectuer deux mises à jour séparées, mais en les enfermant dans les appels des fonctions PDO::beginTransaction() et PDO::commit(), nous garantissons que personne ne pourra voir ces modifications tant qu'elles ne seront pas complètes. Si quelque chose tourne mal, le bloc de capture annulera toutes les modifications effectuées depuis le début de la transaction et affichera un message d'erreur.

<?php
try {
$dbh = new PDO('odbc:SAMPLE', 'db2inst1', 'ibmdb2',
array(
PDO::ATTR_PERSISTENT => true));
echo
"Connecté\n";
} catch (
Exception $e) {
die(
"Impossible de se connecter : " . $e->getMessage());
}

try {
$dbh->setAttribute(PDO::ATTR_ERRMODE, PDO::ERRMODE_EXCEPTION);

$dbh->beginTransaction();
$dbh->exec("insert into staff (id, first, last) values (23, 'Joe', 'Bloggs')");
$dbh->exec("insert into salarychange (id, amount, changedate)
values (23, 50000, NOW())"
);
$dbh->commit();

} catch (
Exception $e) {
$dbh->rollBack();
echo
"Failed: " . $e->getMessage();
}
?>

On n'est pas limités dans le nombre de mises à jour dans une transaction ; il est également possible d'y effectuer des requêtes complexes et bien sûr, utiliser ces informations pour construire d'autres mises à jour et requêtes ; durant l'activité de la transaction, l'on est sûrs que personne d'autre ne peut effectuer des modifications alors que l'on est au milieu des modifications. Pour plus d'informations sur les transactions, se reporter à la documentation fournie par la base de données.

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User Contributed Notes 4 notes

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hooby404 at gmail dot com
3 years ago
> You're not limited to making updates in a transaction; you can also issue complex 
> queries to extract data, and possibly use that information to build up more updates 
> and queries; while the transaction is active, you are guaranteed that no one else can 
> make changes while you are in the middle of your work. For further reading on 
> transactions, refer to the documentation provided by your database server. 

This only holds true if you specifically do "SELECT .... FOR UPDATE". 

Without the "FOR UPDATE" part, when two transactions run at the same time, the second transaction could change a value AFTER the first transaction read it, but BEFORE the first transaction used it for updates.

Without the "FOR UPDATE" part you are absolutely NOT GUARANTEED that no one else can make changes while you are in the middle of your work.
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harl at gmail dot com
8 years ago
Some DBMSs allow DDL (table creation/alteration) within transactions, some do not. Asking "Does my DBMS allow DDL within transactions without forcing a commit?" gives the following example answers:

CUBRID: Yes
DB2 UDB: Yes
Firebird: Yes
Informix: Yes
MySQL: No
Oracle: No (although schema upgrades can be rolled out using "edition-based redefinition")
PostgreSQL: Yes
SQLite: Yes
SQL Server: Sometimes, depending on isolation level, type of command, etc.
Sybase: Yes
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pasamio at gmail dot com
13 years ago
Typically data definition language clauses (DDL) will trigger the database engine to automatically commit:
http://dev.mysql.com/doc/refman/5.0/en/implicit-commit.html

Many other databases (e.g. Oracle) will implicitly commit before and after running DDL statements.
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toyu at hotmail dot com
1 day ago
Last insert ID will not be rollbacked (MySQL InnoDB)
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